Il y a 70 langues parlées en Europe dont 30 langues officielles d’Etat et parmi celles-ci 6 peuvent être appelées langues de civilisation :l’allemand, l’anglais, l’espagnol, le français, l’italien, le russe. Quantitativement après le russe (150 millions), l’allemand arrive en tête (90 millions) suivi du turc ( 65 millions) du français (63,5 millions) de l’anglais (61,8 millions) de l’italien ( 57,5 millions) et de l’espagnol (39 millions) ; tant que la Russie n’appartiendra pas à l’empire, l’allemand restera de loin la langue la plus parlée dans l’empire suivie assez loin du français, de l’anglais et de l’italien; il est la langue officielle de 4 états nationaux faisant partie ou susceptibles de faire partie de l’empire (Allemagne, Autriche, Belgique, Suisse); parmi les 3 langues internationales hors Europe ayant un avantage sur lui, le français a celui d’être langue officielle également de 4 états nationaux faisant partie ou susceptible de faire partie de l’empire (la Belgique, la France, le Luxembourg, la Suisse) contre 2 pour l’anglais (Irlande, Royaume unie) et un seul pour l’espagnol; l’anglais et l’espagnol ont l’avantage sur le français sur les autres continents mais ce critère n’est pas suffisant pour faire de l’anglais la langue officielle de l’empire voire la langue commune, et encore moins de l’espagnol moins appris comme langue étrangère en Europe que l’anglais et le français et même l’allemand.
L’anglais, langue européenne, a désormais l’handicap d’être le vecteur de la domination américaine en Europe et contrairement aux idées reçues parfaitement maîtrisé par seulement 3% des latins (espagnols, français, italiens, luxembourgeois francophones, portugais, roumains, suisses romands, romanches et italophones, wallons belges, roumains totalisant environ 200 millions de citoyens, soit 6 millions au total). Il a également l'inconvénient d'être de plus en plus estropié.
Il parait parfaitement inimaginable que l'empire décide d'une langue qui ne soit pas une langue latine : espagnol,italien,français,portugais ou roumain
Mais une telle langue unique parait inacceptable pour les européens nombreux de langue maternelle germanique ou slave.
En admettant que l'unanimité des Etats (et non la double majorité des citoyens et des Etats) décide de l'enseignement d'une langue unique étrangère, cela conférerait un avantage considérable au pays dont la langue serait choisi lui imposant logiquement en contrepartie de reverser cet avantage aux autres états pour le financement de leur enseignement de sa langue. Le fait que l'anglais tende à se généraliser constitue déjà un avantage économique considérable pour le Royaume Uni évalué déjà à 17 milliards d'euros en 2005 pour l'apprentissage de l'anglais qui passerait à un multiple de cette somme si l'anglais devenait la langue unique dispensant les citoyens de l'Irlande et du Royaume Uni d'apprendre une langue étrangère ce qui deviendrait intolérable sur le plan de la simple équité sauf à demander à ces deux pays de reverser aux autres l'avantage induit.
En admettant qu'il l'accepte, force est de constater que la politique d'enseignement des langues dans les différents états d'Europe Occidentale depuis au moins 60 ans est un véritable fiasco et un fiasco coûteux !Et ce en raison d'un enseignement totalement inadapté et d'un manque de motivation.
En effet en dépit de nombreuses années d'étude d'une première langue étrangère pour ne pas parler d'une seconde, moins de 3 % des Européens adultes sont capables de s'exprimer couramment par oral et par écrit dans une autre langue que leur langue maternelle meme s'agissant de l'anglais.
Face à cet état de fait,il serait alors tout aussi simple de décider d'enseigner comme langue unique étrangère le latin (les israéliens ont bien réussi à réintroduire l'hébreu)
Il pourrait être envisagé d'imposer l'espéranto comme langue unique mais il n'est pas certain qu'il existe en Europe plus de professeurs susceptibles d'enseigner l'espéranto que le latin ni de citoyens qui connaissent l'espéranto plus que le latin.
Ceci étant même en modifiant fondamentalement l'enseignement des langues,il est parfaitement utopique d' atteindre rapidement un pourcentage beaucoup plus élevé de populations bilingues langue maternelle/latin
Et la limitation de l'enseignement d'une seule langue étrangère unique n'y changerait strictement rien; faute de motivations suffisantes.
En effet, il s'avère en pratique, contrairement à l'idée reçue que peu d'européens sont amenés à pratiquer régulièrement la langue étrangère plus ou moins bien apprise.
Seule la nécessité de l'utilisation régulière d'une autre langue que la langue maternelle peut conduire à élever la proportion de citoyens bilingues.
Or moins de 10% des citoyens estiment utiliser régulièrement une langue étrangère
Le seul moyen de remédier à l'inefficacité de l'enseignement et à l'insuffisance de motivation pour le plus grand nombre est donc d'admettre que:

1. pour la grande masse des individus qui ne poursuivront pas leurs études au-delà de la scolarité obligatoire, il est largement préférable sur le plan pratique de leur enseigner la langue étrangère de l'état avec lequel leur état a la frontière linguistique la plus proche car cela leur permettra éventuellement d'aller y travailler; un enseignement totalement bilingue devra donc être instauré dans les états ayant une frontière linguistique proche par l'échange de professeurs et l'échange de classes dès le primaire

2. pour ceux qui poursuivront leurs études au-delà de l'age de la scolarité obligatoire et pourront être amenés à devoir utiliser une langue étrangère plus lointaine notamment à caractère de langue de travail de l'Europe, à caractère international ou parlée par un nombre relativement important de personnes en Europe, une telle langue étrangère pourra fort bien n'être enseignée seule dès le secondaire, le bilinguisme étant censé acquis à la fin de la scolarité obligatoire.
L'inverse s'avère une utopie ! et une politique élitiste dans la mesure ou seuls ceux qui poursuivront leurs études au-delà de la scolarité obligatoire auront la capacité et la volonté d'apprendre deux langues étrangères qui pourront à eux leur être utile.
Trois Principes fondamentaux régiront donc la politique des langues dans l'empire:

I) Instauration de quatre langues de travail dans l'Administration impériale
Anglais, Français et espagnol en raison de leur statut de langues internationales Allemand comme langue maternelle parlée par le plus grand nombre 'européens

II) Application du bilinguisme dans tous les états régionaux, régions... situés à moins de 100 kms d'une frontière linguistique par obligation d'enseignement dès le primaire de la langue située de l'autre coté de cette frontière avec échange de classes et de professeurs et enseignement obligatoire dès la fin de la scolarité obligatoire d'une deuxième langue étrangère choisie parmi les principales langues européennes allemand,anglais,espagnol,français,italien,polonais,russe et turc.

III) Libre choix dès le primaire d'une première langue étrangère dans les états régionaux, régions... situés à plus de 100 kms d'une frontière linguistique parmi les principales langues européennes et d'une seconde langue étrangère européenne dès la fin de l'enseignement obligatoire

IV) Enseignement d'une langue étrangère non européenne uniquement en troisième langue étrangère.
Provisoirement l'administration européenne devrait s'efforcer d'unifier au maximum les langues écrites française et anglaise en ne recourant systématiquement aux mots communs qui ont la meme orthographe et la meme signification (plus de 3000) puis à ceux des mots anglais d'origine française dont la signification est la meme mais dont l'orthographe a divergé ;ensuite une commission franco-anglaise assistée de Québécois devra s'efforcer de réunifier la signification des "faux amis" qui s'orthographient de meme manière et une commission française devrait s'atteler à une simplification de la grammaire française par l'adoption de règles de simplification identiques à celles adoptées par l'anglais telle que par exemple l'uniformisation du pluriel en s.